Partager l'article ! Chapitre 1 : Un début timide...: Chapitre 1 - Merde, merde, mer ...
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Chapitre 1
- Merde, merde, merde !
Joseph SEDIANT lâcha l’arme… Voleur depuis toujours mais pas meurtrier… Un accident… C’est un accident !
Deux semaine plutôt, Sam GIACOMO lui avait passé commande d’un tableau du célèbre peintre Matisse de préférence de collection privée et le plus ancien possible. Alors Joseph dit Jo l’artiste s’étant « spécialisé » dans les œuvres d’art se mit en chasse. C’est un toxico qu’il « arrosait » régulièrement qui lui avait donné l’adresse d’une maison sur les hauteurs de L.A. avec système de sécurité simplifié et le must… un couple de propriétaires en voyage ! Jo pensait que son travail allait être une promenade de santé… Après quelques jours de repérages il réunit son matériel et choisit d’opérer à la nuit tombée.
23h47 Jo escalade le mur de l’aile nord, s’assure qu’il n’y a pas de chiens et s’empresse de neutraliser l’alarme. Avec un appareil muni d’une pointe de diamant il fait une découpe dans la vitre de la porte de la cuisine et pénètre dans la maison. Prudent, Jo préféra s’assurer par lui-même qu’il était seul et se mit en tête de faire le tour de la maison. Passant de pièces en pièces il se figea devant la bibliothèque où trônait au dessus de la cheminée une superbe peinture de Matisse, peu connu d’après ce que lui avaient appris les documents qu’il avait consulté à la librairie du centre, donc rare.
Tout en se félicitant d’un travail aussi simple et rapide il prit les escaliers conduisant à l’étage pour finir son inspection, sa joie fut de courte durée, Jo avait une drôle de sensation dans le bas du ventre… C’est à ce moment là les choses se compliquèrent. Derrière la deuxième porte du couloir des bruissements de draps ainsi qu’une profonde respiration se faisaient entendre.
Le cœur battant, les mains devenus moites Jo entrouvrit la porte pour découvrir la silhouette d’une femme éclairé par les faisceaux de la lune filtrant à travers la fenêtre, il fit un pas en arrière priant pour qu’elle ne se réveille pas lorsque la belle se retourna et l’aperçu. Elle criait à plein poumon lorsque Jo se précipita sur elle, lui plaqua une main sur sa bouche mais elle se débattit si fort qu’il paniqua… se saisissant de la première chose qu’il lui tombait sous la main il lui assena un coup sur la tête. Malheureusement le coup fut fatal…
Le lit maculer de sang lui donna une furieuse envie de s’enfuir, il dévala l’escalier, passa par la bibliothèque pour récupérer ses affaires et dans un éclair de lucidité prit le tableau au passage.
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Jo n’avait qu’une idée en tête : livrer le tableau à son commanditaire et prendre le premier avion pour le Mexique ! Sa vieille voiture protestait à sa conduite nerveuse par des bruits digne d’un train année 20… S’il n’arrivait pas à l’heure au point de rendez-vous son cadavre rejoindrait celui de la belle à la morgue, Sam n’était pas connu pour sa patience et ses hommes de main pour leur indulgence ! D’ailleurs il avait été étonnée que ce soit le boss qui se déplace en personne, réputé pour sa prudence, sa participation à une livraison était rarissime et donnait à Jo toutes les raisons pour être nerveux !
Lorsqu’il parvint enfin au sommet de Forth Wood Jo sentit une sensation désagréable dans le ventre qu’il connaissait de mieux en mieux maintenant… Trois berlines noires chromées garées en file indienne le long de l’allée du cimetière… Deux hommes sortis de la première et un troisième quelques peu rachitique sembla-t-il à Jo puis il se figea reconnaissant Sam… pas un homme rachitique mais une femme à l’allure quelque peu masculine dans son costume trop grand malgré la coupe luxueusement bien taillé… Jo senti l’angoisse montée, Sam se déplaçait encore moins pour des petites frappes comme lui, il le savait…
- Ca va les gars !? s’écria-t-il mal à l’aise.
- T’as la marchandise ? tonna, Aaron le bras droit de Sam réputé pour sa loyauté sans faille envers elle. Impressionnant par sa taille, près de 2m de muscles qu’il entretenait minutieusement visiblement !
- Ouais, bafouilla Jo, en contournant sa voiture pour prendre délicatement le tableau du coffre. Aaron lui prit pour le montrer à Sam qui l’examina rapidement.
- Ok, Jo, bon boulot. Tu as rencontré des soucis ? interrogea Sam.
- Euh, non, non aucun problème.
- Bien rétorqua Sam qui fit un signe à un de ses gardes. Vérifie que le compte y est ! quand on tendit une mallette à Jo.
- Oh j’en suis sur répondit Jo en s’emparant de la mallette, faisant mine de s’en aller quand la voix de Sam retentit plus haut plus forte plus ferme surtout…
- Ne soit pas aussi nerveux, vérifie je te dis !
- Oh mais non… je suis pas nerveux… dit-il écrasant du revers de la main une goutte de sueur sur son front. Vous avez la réputation d’être réglo c’est tout…
- Justement ! je préfère que tu vérifie devant moi ! Etant satisfaite de ton travail il serait dommage que nous restions sur une mauvaise impression !
- Oui, bien sur, oui… bon et bien voyons voir… tentant de se reprendre Jo ouvrit la mallette et découvrit trois rangés de liasse de 100$... 300 000$ qui lui coupèrent le souffle. Le compte est bon déglutina-t-il, osant à peine lever la tête.
- Bien ! Sam donna le signal du départ, en quelques minutes, ils disparurent dans l’aube d’une journée qui s’annonçait très chaude…
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