Partager l'article ! Chapitre 3 : On y croit !: Chapitre 3 Joseph saisit la carte d'embarquement que lui tendait l'hôtesse un peu trop brutal ...
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Chapitre 3
Joseph saisit la carte d'embarquement que lui tendait l'hôtesse un peu trop brutalement ce qui lui valut un regard assassin bien mérité ! Depuis cette nuit il était devenu une boule de nerfs, plus rien d'autre comptait que de déguerpir de ce foutu pays avant que les autorités, et même pire encore, le clan de Sam GIACOMO ne soit à ses trousses. Cette dernier option étant la pire il se refusait à y penser, même si le choix sa destination n'était du qu'a cela : la Thaïlande, au fin fond de l'Asie, il était sur que personne ne pourrait le retrouver ... Ils n'auraient pas 'idée d'aller le chercher là-bas...
Lorsqu'il fut confortablement installé dans son siège les palpitations de son cœur se firent plus régulières, sa sudation stoppa net, lui occasionnant quelques frissons ça et là. La vague de soulagement n'arriva qu'après le décollage, Joseph poussa un long soupir à faire vibrer n'importe quelle cage thoracique !
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Et à quelques milliers de pieds, Sam éclatait d'une colère sourde... de celle que ces « employés » redoutaient ! D'ailleurs seul Aaron était resté dans la pièce quand, à l'annonce du départ de Joseph, Sam s'était retournée lançant un de ses regards que peu de survivants connaissaient... elle n'avait pas pour habitude de laisser des traces derrières elle et Joseph était devenu une tache de sang sur un chemiser d'un blanc immaculé ! Autant dire que quelqu'un payerai pour cette « erreur », d'autant plus si elle ne pouvait être « effacer »...
- EXPLIQUES TOI ! tonna Sam
- Je suis dés... Aaron, tête baissée tenta vainement de s'excuser les yeux rivés au tapis, quand Sam l'interrompu. Mieux que personne, il savait de quoi « elle » était capable lorsqu'elle perdait le contrôle d'elle-même. Ses mains jointes dans son dos lui faisaient mal tellement il les serrait l'une contre l'autre, sa seule préoccupation était de ne pas « déraper », laisser échapper ce qui pourrait lui couter très cher...
- JE NE T'AI PAS DEMANDE DES EXCUSES MAIS DES EXPLICATIONS ! hurla Sam, elle sentait la colère l'envahir jusqu'à devenir elle-même colère...
- Quand je suis arrivé chez lui, il avait mis les voiles, le temps que je cuisine les zombis du quartier l'autre s'était fait la malle : direction aéroport mais nous ne l'avons pas trouvé. Aaron savait que ces explications loin de la satisfaire, en plus de la colère, la décevrai... Et Aaron détestait LA décevoir !
- Je n'ai qu'un mot à te dire : PITOYABLE siffla-t-elle entre ses dents serrées...
Aaron ne répondit rien, la suite il la connaissait, Sam n'aura pas de repos tant que cette affaire ne serait pas sous un parfait contrôle et surtout, réglée !
Un peu plutôt, Sam avait été averti par un de ses contacts que la fille était morte... Rapidement averti Aaron s'était mis en route pour régler son compte à Jo, maintenant que Sam avait ce qu'elle voulait...
- Préviens tout le monde que je prends la suite des opérations, lui ordonna-t-elle d'une voix doucereuse, ton qu'elle prenait rarement pour parler à son bras droit.
Sam se contentait de gérer ses affaires de loin depuis longtemps, sa réputation suffisait à assoir son autorité mais une piqure de rappel était parfois nécessaire... Aaron espérait que cette campagne de vaccination passerait vite, ses conséquences pouvaient avoir des retombées désastreuses et pas seulement pour lui !
Quand Aaron sorti du bureau, Sam décrocha le téléphone. Quelques minutes plus tard un de ses contacts lui faxa la liste des départs de la matinée pour l'étranger et la liste des passagers, qu'elle glissa dans la poche arrière de son jeans. Cette pièce était grande et disposait d'immense placard et étagère ; a la séparation des deux pans de sa bibliothèque s'étala une impressionnante collection d'armes avec au centre un coffre fort refermant ce que Sam appelait ses « in-montrables ». Toujours étonnée de la vitesse à laquelle les rituels peuvent revenir... soigneusement elle défit les boutons de sa chemise qu'elle remit après avoir revêtu un gilet par balle, fait sur mesure, évidement pas un de ceux employé par les femmes flics, celui-ci coutait beaucoup trop cher, fin conçu spécialement pour des femmes comme elle... Puis elle continua : son petit calibre à la cheville, deux automatiques à la ceinture dans le dos et son holster pour son Beretta 92 dont le cross portait sa « marque » et qui, quand elle sortait, ne la quittait pas. Les étagères closent Sam enfila sa veste en cuir, vérifia son reflet dans la glace, elle avait plus d'allure que dans son costume qui lui conférait plus de classe et de sagesse. Mais elle n'avait pas de négociation à mener dans cette affaire... Cette tenue lui conférait une allure plus brutale, décidée au pire faisant aisément ressortir son allure sportive, loin d'être menue, rompu à l'art du combat depuis son plus jeune âge, Sam n'était pas ce qu'on appelait une belle femme mais son charisme ne laissait jamais indifférent...
La porte s'ouvrit derrière elle, Aaron revenait la prévenir que la voiture était prête et les hommes prévenues.
- Tu as fait préparer laquelle demanda Sam en parlant de la voiture.
- La mustang répondit Aaron les dents serrées ; c'était une insulte que Sam lui infligeait en doutant d'un simple choix de voiture et il savait que ça ne serait que le début !
- Rappel moi le nom du faussaire (faux papier) de Kilian Beach ?
- Monsieur SHING Rony sur la 3ème répondit patiemment Aaron. Tous les deux connaissaient cette information sinon elle ne contrôlerait pas le réseau du crime de la ville et lui ne serait son bras droit !
- Demain tu convoqueras « tout le monde » pour 21h ici ordonna Sam en sortant de la pièce, Aaron sur ses talons
- Quoi ? Ici ? Tu es sur ? s'étonna-t-il. Sam mettait un point d'honneur à se faire le moins remarqué possible des autorités dans sa propre maison qui, elle le savait, était 24/24 sous surveillance...
Pivotant brusquement sur elle-même, ses yeux se plantèrent dans le regard d'Aaron qui s'arrêta net le souffle coupé :
- Oserais-tu discuter un de mes ordres ? interrogea Sam, cinglante.
- Non bien sur que non, je voulais m'assurer d'avoir bien compris, c'est tout...
- Alors tu as parfaitement compris ! Les flics ne tarderont pas à faire le lien avec moi c'est ce que je voulais éviter en leur servant le cadavre de leur coupable sur un plateau... Malheureusement je suis entourée d'incompétent, il va me falloir changer de stratégie... et il vaudrait mieux que les deux camps saisissent le message !
- Bien Maîtreo ... s'inclina-t-il respectueusement puisque c'est ainsi que l'on nommait le parrain des parrains...
- Qui a tu envoyé chez Monsieur SHING sur place ?
- Liam et Sony.
- Il est chez lui ?
- Oui répondit Aaron après avoir consulté son portable.
- Qu'ils « veillent » sur lui jusqu'à mon arrivé, et envois Dino et Noam chez Angélique, qu'ils trouvent avec qui ce parasite s'envoyait en l'air. La prostituée la plus ancienne du quartier savait tous sur les coucheries des voyous a la petite semaine...
Aaron s'exécuta sur le champ en montant dans la mustang se contorsionnant pour y faire rentrer sa carcasse ! Une véritable torture pour lui cette voiture mais la seule que Sam prenait quand elle était aux commandes du bisness, sa discrétion étant sa principale qualité.
Sam se glissa derrière le volant, elle prit la direction du centre ville, Aaron n'osa pas lui demandé où ils allaient... il le saurait bien assez tôt !
- Les hommes sont renseignés informa-t-il
- Bien, demande à Leroy de nous rejoindre à la bijouterie « Place Vendôme », il se poste à la porte de derrière après s'être assuré que la voix est dégagée, arme a la main il attend mes ordres.
Cette fois, il se senti quelques peu perdu, il connaissait bien sur les activités de ce commerce mais il ne voyait pas le rapport avec Joseph SEDIANT, il fit cependant ce qu'on lui demandait ! Monsieur ZUCKERMAN gardait quelques fois des sacs « anonymes » dans ses coffres contre des espèces mais aujourd'hui ils cherchaient un homme qui devait fuir... et de préférences avec de l'argent !
Garer devant la bijouterie, Sam attendit la confirmation de Leroy en vérifiant son Beretta.
- Il te faudra un nettoyeur ?
- Je ne pense pas... l'instant d'après le portable de Aaron vibra...
- Il est en place.
- On rentre par l'entrée principale, tu resteras avec les vigiles, ZUCKERMAN me proposera d'aller dans son bureau, la porte de derrière y est située. En cas de problème ne t'occupe pas de moi, Leroy suffira...
Le départ fut donné quand elle sortie de la voiture, Aaron savait que dans ces moments là aucune discussion était possible mais savoir qu'il n'était pas employé a la sécurité de Sam le mettait toujours mal a l'aise, il détestait rester en arrière : il avait failli et Sam allait lui donner une leçon...
Dans l'entrée deux vigiles légèrement armés, à leur entrée la tension fut palpable, souvent d'ancien flics ou voyous et parfois les deux, ils connaissaient les personnes qui venait d'entrer...
Sam se dirigea droit sur Monsieur ZUCKERMAN prêt à accueillir ses clients, un large sourire aux lèvres :
- Maîtreo ! c'est toujours un plaisir de vous voir ! accueilli-t-il Sam
- Simon ! vil flatteur... je ne suis pas venue pour échanger des politesses et je suis extrêmement pressée vous le comprendrez ? le somma-t-elle en l'invitant d'un geste de la main à la précéder dans son bureau.
- Evidemment, mon commerce et moi-même sont à votre disposition... répondit-il en faisant signe à une jeune femme de prendre sa place derrière le comptoir. Aaron la guettait vérifiant qu'elle ne touchait à rien...
- Vos mains sur la vitrine demoiselle ! ordonna Aaron une main sur ce qu'on pouvait deviner pour une arme, derrière lui un vigile allait se manifester quand Simon Zuckerman l'arrêta d'un geste de la main...
- J'en suis sur Simon répliqua Sam doucereuse, Aaron va rester ici et vos vigiles vont s'assurer qu'il ne manquera de rien...
- Bien sur... vous avez entendu messieurs demanda Simon a ses sbires qui répondit d'un signe de tête...
Maintenant la tension était palpable et Sam n avait pas son pareil pour semer le doutes dans l esprit des gens... lorsqu' elle disparut dans la pièce à coté Aaron continuait de se demandé ce qu'ils foutaient la ! Le regard des vigiles le jaugeait, se demandant s'il aurait le dessus sur lui en cas de problème, la première chose qu'Aaron avait analysée en rentrant dans le magasin...
- Vous m'avez habitué à la courtoisie des GIACOMO, Sam... que ce passe-t-il pour que vous agissiez avec tant de rudesse ? s'étonna faussement Simon
Le poing de Sam s'abattit bruyamment sur la table fendant le vernis censé imiter le cerisier d'un bois de qualité moyenne... Maintenant elle n'avait plus beaucoup de temps, le bruit entendu de l'autre côté ne tarderait pas a avoir des répercussions mais Simon aussi le savait et c'est ce qu'elle voulait...
- Oseriez vous sous estimer mon intelligence ?
- Noooo...nnn bafouilla le vieil homme, enfoncé dans son fauteuil de cuir. Je ne sais pas de quoi il s'agit...
- Tiens donc ! allez vous nier qu'un homme vous a acheté pour près de 250 000 $ de diamants et autres pierres précieuses ce matin même ? demanda Sam et à l'expression effrayer du vieux ZUCKERMAN, elle avait vu juste !
- Mais... je... comment... ? balbutia-il
- Peut importe comment ! vous connaissez la règle...
- Mais j'allais vous prévenir... je... tenta-t-il de s'expliquer
- Il n'y a pas de mais, de je répliqua Sam penchez au dessus de lui, méprisante. Tu m'as fait perdre du temps et de l'argent... menaça-t-elle quand elle le saisit à la gorge à la vue de sa main approchant les bords du bureau
- Vous me décevez Simon... il est temps que vous preniez votre retraite... ajouta-t-elle serrant sa gorge
- Je vous en prie Maîtreo, pitié susurra-t-il dans un souffle
- Qu'as-tu à offrir, vieille homme ? desserrant son étreinte...
- Dans le coffre, l'argent y est encore...
- Je n'en veux pas lui ria-t-elle au nez. Ce que je veux c'est des informations sur l'acheteur !
- Heu... bien... bien sur... Il m'a contacté en pleine nuit me promettant beaucoup d'argent si j'acceptais de venir à l'aube lui vendre des pierres... A 5h il s'est présenté ici avec une mallette exigeant que je lui vende l'équivalent de 280 000$ en pierres précieuses termina-t-il à bout de souffle, le Beretta ayant pris le relais contre sa trachée...
- ET LA SUITE !
- La suite... il a exigé des pierres faciles a revendre en Asie... c'est tout ce que je sais... il n'est pas resté longtemps...
- Vous avez des contacts en Asie ?
- Pas vraiment... mon fournisseur principal est en Afrique du sud termina-t-il péniblement, Sam enfonçant son arme contre sa gorge
- Si par malheur vous n'arrivez pas à tracer le parcours de ses pierres... menaça Sam
- NON je vais y arriver supplia Simon, à cet instant il aurait pu lui embrasser ses pieds...
- Leroy appela Sam, saisissant son téléphone elle envoya un message à Aaron lui indiquant que la situation était sous contrôle. Leroy, arme au point fit son entrée par la porte du bureau effrayant Simon ZUCKERMAN de plus belle...
- Tout va bien lui demanda-t-il
- OUI ! range ton arme ordonna-t-elle ce qui eu pour effet de soulager le vieil homme au bord de la crise de nerfs semble-t-il... il avait l'habitude des truands mais Sam s'était le boss... le Big boss !
- Où est Aaron ?
- Ne t'occupe pas de lui et écoute moi : je veux que tu restes avec Monsieur ZUCKERMAN. Nuits et jours, tu ne le quittes pas d'une semelle, t'as compris !
- Oui Maîtreo.
- Il doit accomplir une mission très importante pour moi, assure toi de son « dévouement » et tiens moi informer toutes les 4 heures de son évolution ; ok ?
- Ce sera fait répondit Leroy, un des hommes de confiance de Sam, un de ceux qu'elle seule choisissait !
- Je vous conseille de ne pas me décevoir s'adressa-t-elle à Monsieur ZUCKERMAN, sinon vous ne serrez pas le seul à payer.
- Je vous le jure Maîtreo promit-il car nul besoin de lui rappeler que s'il en était autrement toute sa descendance mourrait...
Rangeant son Beretta, elle leur fit signe qu'ils pouvaient revenir dans la succursale, Aaron adossé contre un mur, une main toujours sur son arme, très droit ne lâchant pas les vigiles et la vendeuse des yeux leurs demanda si tout était ok...
- J'ai eu les infos que je voulais mais j'ai confié une mission à Monsieur ZUCKERMAN - livide derrière elle - et Leroy va rester auprès de lui pour « l'aider » si besoin, n'est ce pas Simon ?
- Euhhh... oui oui c'est ça...
Aaron leva le sourcil étonné et toujours aussi perplexe... Sam lui indiqua le moment du départ, il s'exécuta immédiatement, lui ouvrant la porte de l'entrée. Le dernier regard qu'elle lança a l'assemblée en guise d'au revoir fut compris de tous : chacun connaissait la tache qui lui incombait et avait intérêt a la mener a bien...
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